Démarche

Réduction des résistances à l'avancement

Réduire les résistances à l'avancement conduit à concevoir la carène la plus économe en énergie propulsive, cela permet de réduire l'énergie nécessaire à sa propulsion : surface de voilure ou puissance du moteur, et donc efforts, coûts et nuisances environnementales.

Sur un voilier de croisière, les élancements, le rapport longueur/largeur, la largeur à la flottaison et la distribution du volume de carène en gite sont déterminants pour les performances sous voiles et le confort à toutes les allures.

Le gain est mesurable en vitesse et surtout en confort, donc en plaisir ou fatigue.

Ici, le Bagou, catamaran propulsé par deux hors-bords électriques de faible puissance

Gréement cat-boat

Plus efficace que le sloop, à surface égale, avec moins de trainée, un fort allongement et un angle d'incidence plus ouvert, le gréement cat-boat a fait ses preuves en dériveurs olympiques, associé à un plan antidérive correct.

Le cat-boat a en effet été souvent associé à des carènes sans plan antidérive efficace, colportant le défaut de carène sans pouvoir défendre son intérêt.

Son bénéfice se confirme pourtant sur des voiliers plus grands - gamme des Ikone, le 42' H2A - où il invite à revoir nos réglages de voilure, et démontre rapidement simplicité d'usage et efficacité.

Je le propose également en cat-ketch sur monocoques et en bi-plan sur catamarans, comme les Listao.

 

 

Ici, l'Ikone 7.50, élu Voilier de l'année 2016 par Voile Magazine, construit par Espace Vag

Bois

Brut, contreplaqué ou moulé sur lisses jointives, le bois est léger, robuste et esthétique.

C'est un matériau qui permet de concevoir les navires les plus robustes en construction classique, jusqu'aux navires les plus légers, construits en sandwich bois.

C'est un matériau plein de ressources pour l'architecte, riche de savoir-faire pour les chantiers constructeurs et gage de confort et de durabilité pour les propriétaires de voiliers en bois.

Grace au suivi de maintenance par le chantier constructeur, il est possible de réduire significativement  l'usage des résines et stratifications qui enferment le bois dans une gangue inaliénable et non recyclable.

Ici, la construction du Kobe 43' construit par Technologie Marine

Bio-composites

Fibres de lin, sandwich balsa/lin ou liège/lin et résines bio-sourcées offrent des propriétés mécaniques équivalentes au mix verre/polyester avec un impact réduit sur l'environnement, en énergie grise principalement.

La durée de vie des bio-composite est équivalente à celle des composites pétroliers, on peut espérer que leur développement mène au compostage en fin de vie. Ce qui n'est pas le cas de nos stratifiés actuels.

Je les utilise aussi bien sur des projets croisière (Marlin 32') qu'en course au large sur le proto Mini n°791, classé dans le top 5, 10 ans après sa mise à l'eau, aux mains de Camille Taque ou encore le Classe40' Flax 40'.

Ici, la structure du proto mini n°791 (Flax 6.50)